Et vous, saurez-vous éviter les pièges ? En 2026, les risques cyber ne cessent d’évoluer, pour devenir une véritable menace structurelle. Outre la perte directe d’argent ou de données, ces attaques peuvent également vous faire perdre en crédibilité, ce qui atteint votre activité sur le long terme. Alors, si votre entreprise n’a pas encore pris les mesures nécessaires pour comprendre ces menaces et y faire face, c’est le moment de commencer !
Comment évoluent les risques cyber qui pèsent sur les entreprises ?
Une menace en augmentation ces dernières années
En effet, au fil des dernières années, les risques cyber se sont profondément amplifiés et transformés. Ils sont devenus un ensemble complexe de menaces sophistiquées, ciblant indistinctement les grandes entreprises, mais aussi et surtout les TPE, PME et ETI.
Par exemple, selon le portail Cybermalveillance.gouv.fr et son “état de la menace”, publié en 2023, le piratage de compte a enregistré une augmentation de 26 % en volume, par rapport à 2022.
Quels sont les facteurs de risque cyber pour mon entreprise ?
Plusieurs phénomènes sont à l’origine de cette évolution, contribuant à faire des systèmes d’information un terrain de jeu pour les cybercriminels. Peuvent notamment être cités :
- l’essor du télétravail
- la dépendance accrue aux systèmes numériques
- l’interconnexion des infrastructures
- la montée en puissance de l’économie de la donnée
- la création de malwares avec l’IA.
Focus sur les petites et moyennes entreprises
Selon une enquête de Ifop pour le Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire (METI), 32 % des ETI françaises déclarent avoir déjà subi au moins une cyberattaque, dont 21 % au cours de l’année précédente. Le portail France Num souligne aussi que les TPE, PME et ETI, considérées comme des cibles plus faciles pour les pirates, qui les ciblent donc davantage.
Un risque qui est d’ailleurs pris au sérieux, puisque 81 % des dirigeants d’ETI se préparent à être attaqués, et 73 % ont annoncé une augmentation de leur budget cybersécurité pour l’année à venir. Pourtant, France Num considère que seul un tiers des TPE/PME est correctement paré au risque cyber.
Les différents types de risques cyber pour mon entreprise
Le piratage de compte
Le piratage de compte est la première cause des demandes d’assistance d’entreprises et d’associations. Elles représentaient 23,5 % des cas, soit une hausse de 26 %.
Mais de quoi s’agit-il ? Un pirate accède à un compte mail, un service cloud, un accès à distance, etc. En usurpant cette identité, il peut alors trouver un moyen d’exfiltrer des données, d’installer un logiciel malveillant ou de compromettre l’outil de travail.
L’hameçonnage
Aussi appelé phishing, il représente 21,2 % des menaces recensées. Il s’agit d’e-mails ou de messages malveillants incitant un salarié à cliquer sur un lien, ouvrir une pièce jointe piégée ou fournir des identifiants.
Le problème ? Dans un environnement professionnel, ce type d’attaque peut conduire à la compromission d’accès, à la perte de données ou même à l’installation de rançongiciels.
Les attaques par rançongiciel
Les attaques par rançongiciels, ou ransomwares, constituent 16,6 % des cas, soit une hausse de 8 %. Le principe : un logiciel malveillant chiffre les données de l’entreprise, ou bloque l’accès à ses systèmes, puis exige une rançon.
L’impact pour l’entreprise peut être très grave : il va de l’interruption de service et la baisse de production, à une possible perte de trésorerie en cas de rançon. Mais ce type d’attaque peut aussi causer atteinte à la réputation de votre entreprise, ce qui lui nuit alors sur le long terme.
La fraude au faux ordre de virement
Attention aux virements que vous effectuez : 10,2 % des plaintes concernent les faux virements, soit une hausse spectaculaire de 63 %. Ces fraudes aux faux ordres de virements (FOIV) suivent un scénario très simple : un pirate induit l’entreprise en erreur pour qu’elle réalise un transfert bancaire à destination d’une entité frauduleuse.
Ce type d’attaque ne vise pas seulement les systèmes informatiques, mais touche directement la trésorerie de votre entreprise. D’où l’importance de toujours vérifier méticuleusement les destinataires lors d’un virement.
Violation et fuite de données
La violation de données, quant à elle, représente 8,7 % des cas, soit une hausse de 38 %. Cela peut concerner des données clients, des données internes, ou encore des fichiers stratégiques.
Au-delà de l’impact opérationnel, ces attaques peuvent entraîner des conséquences au niveau réglementaire (RGPD) et juridiques. De même, elles portent atteinte à la fiabilité de l’entreprise, et donc à sa réputation.
Attaques sur sites internet
Il existe deux types de risques différents ici :
- la défiguration de site, qui correspond à du vandalisme virtuel. Elle représente 5,5 % des attaques, soit une hausse de 61 %.
- les attaques par déni de service, lorsqu’un site est carrément mis hors service. Ces dernières ont augmenté de 41 %, et atteignent 4,2 % des cas.
Ces deux menaces affectent directement la visibilité de l’entreprise, impactant ainsi le chiffre d’affaires, mais également la confiance du client dans la marque.
Autres risques
Enfin, d’autres risques, bien que moins présents, rappellent que la palette des attaques est large. Ils comprennent par exemple les virus, les faux supports techniques, et autres types de piratage de manière globale.
Les solutions pour me prémunir des risques cyber pour mon entreprise
Agir en amont
Évaluer la maturité cyber de l’entreprise
Avant tout, il est très utile de savoir où vous vous situez par rapport à la protection des menaces cyber. Pour ce faire, le portail Mes Services Cyber propose un test de maturité pour les entreprises, afin d’évaluer leur exposition aux risques numériques. Grâce à ce type d’outil, vous pouvez cartographier vos vulnérabilités, identifier vos actifs critiques, et évaluer les scénarios d’attaque probables pour prioriser vos actions.
Mettre en place une gouvernance de la cybersécurité
Une fois que vous savez où vous en êtes, il est essentiel d’intégrer la cybersécurité dans la gouvernance de votre entreprise : vous pouvez par exemple désigner un référent, définir une politique de sécurité (mots de passe, accès, sauvegardes), ou encore protéger efficacement les infrastructures.
Sensibiliser et former les collaborateurs
Le facteur humain reste souvent la principale faille. À ce titre, sensibiliser et former vos salariés est un premier pas indispensable. Cela inclut une formation au phishing, la bonne gestion des mots de passe, la détection de comportements suspects, ou encore une politique de verrouillage des postes.
Mettre en œuvre des mesures techniques et infrastructures sécurisées
Quelques points clés sont à garder en tête ici :
- Installer et maintenir à jour un antivirus, un pare-feu, un système de détection et d’intrusion.
- Mettre à jour régulièrement les logiciels et les équipements, pour bénéficier des derniers correctifs de sécurité.
- Utiliser l’authentification à plusieurs facteurs pour les accès sensibles.
- Segmenter le réseau, limiter les droits d’accès, isoler les données critiques.
- Mettre en place des sauvegardes régulières et testées.
- Installer une borne de décontamination USB pour éviter les infections via supports amovibles.
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Assurer votre entreprise
Vous assurez votre entreprise contre les menaces physiques, pourquoi ne pas le faire contre les risques cyber ? Ce type d’assurance pourra vous apporter des outils de prévention, un accompagnement d’expert en cas de crise, mais aussi un dédommagement en cas de sinistre. Toutefois, gardez en tête qu’un contrat d’assurance ne remplace pas la prévention, il la complète.
Agir en aval
Surveiller la réputation en ligne
Avec l’ère du numérique, la visibilité de votre entreprise est accrue, mais il en va de même pour son exposition ! Après une attaque, pensez à surveiller ce qui se dit sur l’entreprise : réseaux sociaux, sites d’avis, forums. Pour ce faire, vous pouvez utiliser des outils de veille, répondre aux commentaires négatifs, etc. En cas d’attaque, ayez un plan de réponse bien ficelé, qui inclut non seulement la restauration des systèmes, la reprise de l’activité, mais également la communication, aussi bien en interne qu’en externe.
Effectuer des audits réguliers et suivre l’évolution
La cybersécurité évolue sans cesse avec l’apparition de nouvelles menaces. Il est ainsi crucial d’actualiser vos protocoles de sécurité en fonction. Prévoyez des audits périodiques, testez les plans de continuité, simulez des attaques, et revoyez vos procédures si nécessaire.
Accompagnement externe, experts et réseau d’aide
Enfin, si vous craignez de ne pas avoir le temps de gérer la protection cyber de votre entreprise seul, vous pouvez vous faire accompagner. Le réseau Activateurs France Num est composé d’experts du numérique référencés : ils peuvent notamment aider les TPE/PME à faire leur diagnostic et à définir une stratégie. De plus, la coopération avec les autorités ou les services publics comme Cybermalveillance.gouv.fr s’avère utile pour bénéficier de conseils pratiques.














