En France, 67 % des entreprises ont subi au moins une cyberattaque en 2024, contre 53 % l’année précédente, selon la FEVAD. Derrière ces attaques, les virus informatiques et logiciels malveillants occupent une place centrale, souvent utilisés comme vecteurs d’intrusion ou d’extorsion. La probabilité d’exposition s’inscrit dans le fonctionnement quotidien des systèmes d’information, sous l’effet d’une multiplication des attaques et d’une professionnalisation des cybercriminels.
Quelle est la probabilité d’infection par un virus informatique dans une entreprise ?
Plus d’une entreprise sur deux est confrontée à une cyberattaque chaque année, avec une part importante d’incidents liés à des malwares ou virus. Le phishing constitue le principal point d’entrée, représentant à lui seul environ 60 % des attaques.
Ce mode opératoire repose moins sur la technique que sur la manipulation. Il suffit d’un email frauduleux crédible pour introduire un logiciel malveillant dans le système. Dans plus d’un cas sur deux, l’attaque réussit parce qu’un utilisateur a cliqué, téléchargé ou transmis une information sensible.
Dans ce contexte, la probabilité d’infection dépend directement du niveau de vigilance interne. Elle n’est pas seulement liée aux outils de sécurité, mais à la capacité de l’entreprise à limiter les comportements à risque.
Comment se protéger ?
Plusieurs mesures peuvent permettre aux entreprises de se protéger face aux risques cyber. Quelles sont les bonnes pratiques à mettre en place ?
Le phishing, premier vecteur d’infection des virus informatiques
Le phishing s’impose comme le principal canal d’infection. Il est cité dans plus d’une attaque sur deux par les entreprises victimes selon le Baromètre de la cybersécurité 2025 du Cesin.
Son efficacité repose sur sa simplicité. L’attaque ne cible pas le système, mais l’utilisateur. En reproduisant des emails crédibles, les cybercriminels obtiennent un accès direct aux systèmes internes ou déclenchent le téléchargement d’un virus.
Cette réalité explique pourquoi la majorité des infections ne sont pas liées à des failles complexes, mais à des interactions ordinaires.
L’antivirus, une base indispensable
Les logiciels antivirus restent un socle de protection incontournable. Ils permettent d’identifier et de bloquer une partie des malwares, notamment les plus répandus.
Mais leur efficacité doit être relativisée dans un contexte d’évolution rapide des menaces. Les attaques par malware représentent encore environ 20 % des cyberattaques recensées, preuve que les protections existantes ne suffisent pas toujours.
Pour rester efficaces, ces solutions doivent être mises à jour en permanence et complétées par des outils capables de détecter des comportements anormaux.
Les clés USB, un point d’entrée encore sous-estimé
Les supports amovibles continuent de représenter une faille importante. Les clés USB sont devenues, selon les experts, un moyen privilégié pour contourner les protections réseau et infecter directement un poste de travail. En effet, 37% des menaces cyber ont été spécialement conçues pour se propager par le biais des ports amovibles. La sécurisation passe donc par un contrôle strict des périphériques.
Il est indispensable d’installer des stations de décontamination USB. Pour protéger les réseaux d’entreprise, ces dispositifs analysent les supports amovibles afin de détecter d’éventuels malwares, mettent en quarantaine les fichiers suspects et limitent ainsi la propagation de virus ou de logiciels malveillants. Développées par TYREX, nos solutions technologiques évoluent en continu pour répondre aux menaces nouvelles et émergentes.
Former les équipes, levier clé face à une menace humaine
Le facteur humain reste au cœur du risque cyber. Les études montrent que les erreurs humaines sont impliquées dans une part importante des incidents. À l’inverse, les entreprises qui investissent dans la sensibilisation réduisent significativement leur exposition.
La formation régulière, les simulations d’attaque et la diffusion de bonnes pratiques constituent aujourd’hui des outils essentiels pour limiter les infections.














